Quoi que l’on pense de l’Accord politique  signé le mardi 18 octobre à la cité de l’OUA, toutes les femmes ne pourront qu’approuver chaudement l’article 6 qui dit : « Dans le but d’assurer l’équité et la transparence du processus électoral pour l’ensemble des citoyens congolais et en renforcement des autres instruments juridiques et normatifs existants, les Parties conviennent de ce qui suit : (…) Modification de la loi électorale, en vue notamment de tenir compte de la parité et de la personne avec handicap ».

Cette petite ligne contient un aveu : la loi électorale actuelle, révisée en janvier 2015 (cliquez ici)  ne tient pas compte de la parité. En effet, elle ne contient aucune mesure de discrimination positive (comme les quotas de femmes ou l’obligation pour les partis politiques de faire figurer des femmes sur les listes de candidat.e.s) mais a ajouté plusieurs obstacles aux candidatures de femmes (cliquez ici) .

Cette petite ligne contient aussi un argument sérieux pour le plaidoyer de « Rien sans les femmes » pour une modification de la loi électorale en vue « de tenir compte de la parité ».Ce plaidoyer a démarré en 2015 lors des premières grandes actions de RSLF (cliquez ici) notamment la remise de la pétition à Kinshasa et pourrait se poursuivre en demandant une modification de la loi électorale dont on éjecterait tous les obstacles à la participation politique de la femme et qui sont contraire à la constitution (comme décrits dans les requêtes en inconstitutionnalité de la loi électorale (cliquez ici) introduites par des organisations de défense des droits des femmes.