Durant les journées de planification stratégique du 28 novembre au 1er décembre 2016, 36 membres du mouvement RSLF se sont réuni·e·s pour déterminer leur plan d’action pour 2017. Le plan d’action est organisé autour de 3 axes stratégiques : 1) les lois et politiques ; 2) les élections, les nominations, les partis politiques ; 3) le renforcement et l’élargissement du mouvement.

1) Lois et Politiques

a. Loi sur la parité

Le mouvement prévoit d’adopter deux stratégies par rapport à la loi sur la parité : plaider pour l’application des dispositions de la loi qui sont favorables à une mise en œuvre de la parité en RDC et plaider pour la révision des dispositions qui n’y sont pas favorables.

Concernant la mise en œuvre de la loi, le mouvement prévoit les activités suivantes :

  • le monitoring de la mise en œuvre de la parité au sein des institutions à travers l’utilisation du guide pratique pour accompagner les autorités dans le développement de leur plan d’action et rapport annuel ;

  • l’organisation de tables rondes et d’autres activités de plaidoyer avec les députés membres de la Commission Socio Culturelle visant à accélérer la mise en place du Comité Interministériel et du Conseil National Genre et Parité prévu par la loi ;

  • le développement d’une collaboration étroite avec le/la nouvel(le) Ministre de la Femme, Famille et Enfant pour porter le projet de décret de mise en œuvre du Comité Interministériel et du Conseil National Genre et Parité prévu par la loi.

Concernant la modification de la loi :

  • vulgariser les conclusions du rapport d’analyse de la loi produit par le mouvement auprès des députés et sénateurs au niveau national pour leur faire prendre conscience des lacunes de la loi et de la nécessité de sa révision ;

  • travailler avec les parlementaires au Sud-Kivu et au Nord-Kivu pour l’élaboration d’Edits provinciaux sur la Parité/Promotion du Genre.

b. Loi électorale

Concernant la loi électorale le mouvement prévoit tout d’abord de faire le suivi des requêtes en inconstitutionnalité ainsi que le suivi de la pétition (voir la rubrique «Nos Actions »). Les membres de RSLF prévoient également de procéder à une analyse approfondie de la loi comme celle réalisée sur la loi sur la parité afin de pouvoir attirer l’attention des décideurs sur ses lacunes et ses incohérences.

Enfin le mouvement prévoit de travailler avec la CENI et les parlementaires pour la révision de ladite loi.

c. CEDEF

Durant l’année 2017, le mouvement RSLF soumettra son rapport parallèle au comité de la CEDEF à Genève. Après la soumission du rapport, le mouvement mènera des activités à l’intention des autorités nationales sur les observations du Comité ainsi que les conclusions du rapport du mouvement pour permettre le développement d’un plan de mise en œuvre des observations du Comité et son suivi. Ce travail devra s’effectuer en collaboration avec les autres acteurs de la société civile déjà impliqués dans le domaine en RDC afin de renforcer la voix de la société civile sur le sujet.

2) Election, Nomination, Partis Politiques.

Cet axe de travail consistera principalement à faire le suivi des actes d’engagement signés par 43 autorités en mars 2016. Ces personnes se sont, en effet, engagés à nommer d’ici mars 2017, des femmes aux postes de prises de décisions dans les instances sous leurs autorités. Il convient donc de faire un état des lieux de leurs engagements un an après la signature de ce document. L’organisation d’un événement récompensant les autorités ayant tenu leur engagement pourrait être organisé à cette occasion.

L’accompagnement des femmes candidates mené durant les années précédentes tel que les formations, les séances de coaching etc. sera également poursuivi durant l’année 2017.

3) Renforcement et élargissement du mouvement.

Afin d’atteindre différentes cibles aux profils variés les efforts de communication du mouvement vont se renforcer. En se dotant, début 2017, d’une stratégie de communication claire, les membres du mouvement RSLF visent trois objectifs principaux : a) accompagner les efforts de plaidoyer menés vis-à-vis des autorités, b) élargir les opportunités d’appui et de partenariats avec des acteurs régionaux et internationaux, et c) accroitre la mobilisation communautaire.

Le lancement du site web en décembre 2016 et la diffusion du premier bulletin trimestriel est le premier exemple du renforcement communicationnel du mouvement. Cette stratégie de communication renforcée permettra également au mouvement de développer ses contacts dans les autres provinces du pays afin de pouvoir s’étendre et avoir une portée réellement nationale.